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Rugby-Proust : Cécile Grès

– Nom : Grès

– Prénom : Cécile

– Surnom : Chichou (Ca reste vraiment entre nous !)

– Age : 27 ans

– Activité professionnelle : Journaliste

– A quel âge as-tu commencé à t’intéresser au sport et surtout au rugby ? Très jeune, je viens d’une famille de garçons, tous passionnés de sport. Mon grand frère Hugo est fou de basket, mon père de Formule 1 et d’athlé et mon petit frère, Paul, de rugby. C’est le sport qui reste le plus suivi depuis toujours car ma famille vient de Brive.

– Qu’est ce qui te plait dans le rugby ? L’ambiance, le jeu et les souvenirs qu’il laisse.

– Donne nous ta définition d’un bon journaliste sportif ? Il doit avoir un rapport sain avec l’événement qu’il couvre et un vrai recul par rapport à ce qu’il ressent. Il faut savoir rester lucide et droit.

– Qui est, ou a été le, ou la meilleure journaliste sportif, selon toi ? Il y en a plein… En presse écrite, je dirais Arnaud David à Sud-Ouest et Alexandre Bardot à l’Equipe. En radio, Fanny Lechevestrier à France Bleue est excellente, comme Laurent Depret à RMC. En télé, Vincent Alix et Antoine Leroy qui tournent les Intérieur Sport.

– Donne nous ta définition d’un bon commentateur(trice) sportif ? Il ne doit pas seulement savoir transmettre ses propres émotions mais aussi celles de tout un stade. Il doit avoir l’œil partout et un temps d’avance sur tous les téléspectateurs dans son analyse. Et évidemment, il doit être irréprochable tactiquement et d’une objectivité infaillible. Même si je comprends le chauvinisme quand il s’agit d’un match de la France !

– Qui selon toi mérite la palme d’or du meilleur commentateur(trice) sportif ? Francis Delteral.

– Et le pire ? Joker ! Je déteste commenter le travail des confrères, je ne comprendrais jamais ceux qui se le permettent. Puis, le pire pour moi peut être le meilleur pour un autre, et inversement.

– Y a-t-il une phrase « mythique » à la TV ou à la radio selon toi ? « Beauxis dans l’axe ! ». Un jour, Fabien Galthié commentait un match des Bleus, Beauxis était en position de drop et Galthié a du répéter cette phrase au moins dix fois de suite avec le même ton « Beauxis dans l’axe. Beauxis dans l’axe. Beauxis dans l’axe ». C’est devenu une phrase culte avec mon petit frère.

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– Commenter c’est plus facile ou difficile à la radio ou à la TV ? En radio, l’avantage, c’est que tu n’es pas tributaire de l’image, tu te concentres exclusivement sur ce que tu vois sans être vu toi-même. Mais c’est doublement compliqué car il faut savoir être précis, choisir les mots, le ton, pour faire vivre une atmosphère.

– Est-ce qu’on te raconte beaucoup de bêtises dans l’oreillette ? Oui.

– Tu as des fiches ou tu fais tout de tête ? J’ai mes fiches. Je commence tout juste. La télé, c’est hyper nouveau pour moi, j’ai encore besoin de repères, de petites notes pour me rassurer.

– T’es t’il déjà arrivé de confondre un joueur ou une joueuse pendant 1 interview, ou ne plus se souvenir de son nom ? En presse écrite, jamais. A la télé, ça m’arrive de me tromper. C’est très dur d’être concentrée sur la caméra que tu dois regarder, le tableau ou le sujet que tu dois lancer, le timing à respecter etc. Il faut du temps pour être bon je pense. Alors, ça m’est arrivé de faire des erreurs. Tout le monde en fait. Ca me mine toute la soirée qui suit l’émission. Je sais que je suis attendue au tournant et qu’une fille qui fait une erreur d’étourderie ou d’anxiété, c’est une fille qui n’y connaît rien pour certains. Alors, ça m’embête…

– Est-ce que vous vous soutenez en tant que femmes dans un milieu essentiellement masculin, avec Isabelle Ithurburu et Clémentine Sarlat ? Tu cites deux filles qui sont des amies. Professionnellement, elles me soutiennent plus que je ne les soutiens car elles ont un temps d’avance sur moi en télé. Elles m’aident, me conseillent. Et de mon côté, je leur parle des mes papiers pour le journal, je leur explique comment, pourquoi etc. Humainement, nous sommes très soudées, il y a un vrai lien entre nous qui va au-delà de notre profession. Ce sont deux femmes respectables, respectueuses, concernées et d’une loyauté absolue.

– Qu’est ce que tu voulais faire quand tu étais petite ? Libraire. J’ai aussi voulu être une Spice Girl mais c’était compliqué.

– Quel est ton joueur préféré ? Arnaud Méla.

– Quelle est ta joueuse préférée ? Arnaud Méla.

– Quelle est ton équipe préférée dans le jeu pour les femmes et les hommes (équipe nationale ou internationale) ? Brive, en toute objectivité bien sûr. Plus sérieusement, j’adore le Stade Français depuis que Gonzalo Quesada est arrivé. Pour les femmes, l’équipe de Sevens néo-zélandaise.

– Qui « rêverais-tu » d’interviewer (sportif et autre) ? L’écrivain Philippe Jaenada, Dominique Rizet pour qu’il me raconte les coulisses de « Faites entrer l’accusé », le chanteur Frank Ocean. Chez les joueurs, j’aimerais beaucoup écrire un portrait de Chris Ashton.

– Quels joueurs ou joueuses inviterais-tu à dîner chez toi ? Des mecs bon esprit comme Matt Giteau, Damien Chouly, Jules Plisson, Clément Marienval ou encore Mathieu Peluchon qui est le joueur le plus drôle que je connaisse. Chez les filles, Elodie Poublanc, Marion Lièvre et Safi N’diaye.

– Pourquoi as-tu choisi ton métier ? Parce que j’adore écrire et raconter des histoires.

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– Dans la « famille » Domenech, tu préfères Raymond ou Amédée ? Amédée ! Quelle question !

– Que faisais-tu le 25 janvier 1997 ? J’avais 9 ans et j’étais devant ma télé avec toute ma famille.

– Que te vois-tu faire dans 30 ans ? La même chose, avec un peu plus de sérénité.

– 3ème à Paris pour la coupe du monde féminine en août 2014 et des stades à guichets fermés mi- août, ça t’inspire quoi ? Une très belle vitrine pour le rugby en général. Et une belle impulsion médiatique et populaire pour les joueuses en particulier.

– Les retransmissions TV du TOP 8 féminin sont-elles une bonne chose ? Evidemment. Même si je rejoins Marie-Alice Yahé sur certaines choses comme le fait que ce championnat reste extrêmement déséquilibré et que certaines confrontations ne seraient pas une belle promotion du Top 8.

– Penses-tu que cet engouement et cette médiatisation pour le rugby féminin vont et peuvent durer ? Pour durer, il faut investir et oser.

– Doit-on parler de « rugby féminin », de « rugby au féminin » ou de « rugby tout court » en ce qui concerne les filles, alors que les règles sont les mêmes pour les filles et les garçons ? On dit bien rugby à toucher, rugby à XIII, rugby à VII… Le « féminin » derrière le mot « rugby » est une précision ni dégradante ni dommage.

– Que penses-tu du professionnalisme dans le rugby féminin ? J’ai couvert le Tournoi des filles l’an dernier pour le journal. Le soir de leur Grand Chelem à Pau, j’hallucinais de les entendre dire qu’elles retournaient à l’école ou au boulot dès le lendemain, qu’elles avaient épuisé leurs congés payés ou terminé leurs congés sans solde. Quand tu sais qu’elles s’entraînent sur leur temps libre, le soir après le travail, qu’elles n’ont pas les infrastructures adéquates et qu’elles font comme elles peuvent pour conjuguer leur vie professionnelle et le rugby… Pour elle, le rugby n’est encore qu’une passion, l’idéal serait que ce soit aussi leur métier.

– Quel est selon toi, le meilleur système : celui des anglaises qui sont passées pro, ou le français, semi-pro qui assure un avenir professionnel en dehors du rugby aux filles ? Les deux sont possibles. On peut très bien avoir une carrière professionnelle de rugby et être soutenu et entouré pour préparer l’après. Ca doit même faire partie intégrante d’un contrat pro. Pour les filles comme les garçons d’ailleurs.

– Pourquoi le Top 8 féminin a-t-il autant de mal à s’implanter en France ? Parce que, dans l’inconscient collectif (et malheureusement), le rugby est un sport viril et belliqueux. Et qu’on se borne à des clichés un brin sexistes.

– A quelle place vois-tu terminer la France pendant la coupe du monde masculine cet automne ? Domi m’a convaincue. Je vais être très optimiste mais c’est dans ma nature : je les vois aller jusqu’en demie.

– Que penses-tu de l’annonce des 36 joueurs et de la liste cachée pour monter à 50 joueurs ? C’est une liste assez… propre. J’aurais aimé une petite surprise en deuxième-ligne (non, non pas Arnaud Méla). On reproche la continuité, mais on reprocherait la fracture si elle ne marchait pas. Je crois qu’il faut laisser Saint-André aller au bout de ses idées. Quant aux 24 autres, ils sont au service de l’équipe de France, en réserve, c’est honorable, ça veut dire qu’ils sont aux portes de l’équipe de France pour un Mondial, c’est tout de même énorme.

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– En numéro 51, tu mettrais qui ? Arnaud Méla.

– Tu tapais quoi sur ton ordi pendant le discours de PSA et l’annonce des 36 ? Je cherchais des stats de joueurs et je regardais les réactions sur Twitter.

– Tu es plutôt sac de sport ou sac à main ? Sac à main, très grand pour y mettre ma maison entière dedans.

– Y a-t-il un objet dont tu ne te sépares jamais ? J’ai un collier que mon père m’a offert pour mes 20 ans. Même quand je ne le porte pas, il est dans mon portefeuille ou dans ma poche pendant les émissions.

– Y a-t-il quelque chose qui te fasse stresser et si oui comment l’arrêtes-tu ? Ce qui m’angoisse, c’est l’angoisse des autres. Je marche à l’apaisement, pas au coup de stress. Alors quand je suis face à des gens nerveux, je fais toujours en sorte que ça ne me touche pas en m’isolant et en respirant un bon coup.
Ce qui m’angoisse aussi, c’est qu’on puisse mal me juger. La télé, c’est une image, les réseaux sociaux aussi. On ne connaît pas quelqu’un parce qu’on le voit une heure par semaine sur la TNT ou qu’on le lit de temps à autre en 140 signes. J’ai toujours eu un peu de mal à comprendre les « toutologues », qui ont un avis sur tout et tout le monde et qui le donnent sans mesure ni recul, sans estimer une seconde du mal qu’ils peuvent faire. Il faut que j’apprenne à me désensibiliser un peu de tout ça, Isabelle et Clémentine m’aident justement beaucoup à ce sujet. Et puis globalement, à 99%, les gens sont vraiment adorables !

– Le monde du rugby (joueurs, entraineurs, dirigeants, diffuseurs …) est-il machiste, voire sexiste ? Non mais il a une exigence particulière avec les femmes. Il faut prendre le temps de s’intégrer et d’apprivoiser le milieu. Après, des cons, il y en a partout. Et les hommes n’ont pas le monopole de la bêtise à ce sujet, certaines femmes sont odieuses entre elles.

– Le monde du journalisme sportif est-il sexiste ? J’ai été très bien accueillie dès le début. Quand ils comprennent que tu n’es pas là pour faire la belle et que ton intérêt pour ton métier et le sport que tu couvres est sincère, ils sont ravis, au contraire, de voir des filles arriver dans ce milieu traditionnellement masculin.

– Tu es plutôt talons plats ou talons hauts ? Je suis en basket tout le temps ! Je dois porter des talons cinq fois par an et c’est une vraie torture pour moi.

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– Avec qui aimerais-tu passer 24 heures ? Daniel Herrero.

– Si tu étais quelqu’un d’autre, qui serais-tu ? Ma mère, c’est la meilleure.

– Avec qui aimerais-tu faire 1 selfie ? Rick Ross.

– Tu es plutôt famille ou plutôt copains et / ou copines ? Famille, je suis très proche de mes parents et mes frères avec qui je passe beaucoup de temps. Mais, même si c’est cliché, mes amis proches sont une sorte de famille pour moi aussi…

– De quoi parlez-vous hors antenne pendant les pauses publicitaires ? De tout et de rien. Domi raconte sa soirée de la veille ou ses souvenirs de joueur, Benoît règle des détails avec la régie, Eric nous parle du Racing Métro…

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– Quel est ton juron favori sur un terrain et / ou dans la vie ? Putaiiiiiiin !

– Qualité préférée chez 1 rugbyman ou rugbywoman, pendant 1 interview ? Son ouverture d’esprit.

– Quelle est la première chose que tu fais en arrivant sur un plateau ? Je chante (très mal) pour me détendre.

– Quelle est la première chose que tu fais en arrivant chez toi ? Je mets mes lunettes et je mange un truc.

– Ton héros et / ou héroïne préférée dans la vie et dans la fiction ? Dans la vie ? Mon petit frère, pour des raisons personnelles. Il a beaucoup de force et de courage. Dans la fiction ? Le commissaire Adamsberg, le personnage principal des romans de Fred Vargas.

– Ton rêve de bonheur ? Etre sereine.

– Ton plus grand malheur ? Perdre un proche.

– Quel est le bruit que tu préfères entendre ? La pluie.

– Ta couleur, ta fleur et ton oiseau préféré ? Le violet, les marguerites, le héron cendré.

– Quel est ton plat préféré ? Le poulet basquaise.

– Quelle est ta boisson préférée ? Un bon verre de Chinon, en bas de chez moi, avec mon meilleur ami.

– Don de la nature que tu aimerais avoir ? Savoir chanter.

– Quel serait ton plaisir interdit ? Les figues au fois gras de ma grand-mère.

– Quelle est la faute de français pour laquelle tu as le plus d’indulgence ? « Placage ».

– Quelle est ta devise dans la vie ? Si tu hésites, c’est que tu n’as pas envie.

– Quelle question ne t’ai-je pas posée et à laquelle tu aurais aimé répondre ? Je crois qu’on a été plutôt complet !

– Quelle question t’ai-je posé et à laquelle tu aurais aimé ne pas répondre ? Mon plat préféré, parce que j’ai du en choisir un et que ça a déçu les gratins dauphinois, les magrets de canard, les risottos au parmesan, les entrecôtes et les burgers maison !

– Le rugby disparaît : une épitaphe ? C’était quelque chose !

– Que souhaites-tu ajouter ? On va boire une bière ?

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